Mener une vie (Heureuse) comme tu l'entends

Je ne sais pas pour toi, mais dans mon cas, je me suis assez vite rendue compte il y a environ deux ans, que finalement, mon sentiment de bonheur passait par beaucoup d’autres choses que ce que j’avais prévu.

Je m’explique. En fait, comme plusieurs d’entre nous le pense (ou le pensait), je me disais qu’avec un bacc, un bon salaire, une belle maison, une belle voiture 4X4, un emploi “8h à 16h” respectable et éventuellement, une belle petite famille parfaite, je serais la personne la plus heureuse et comblée du monde !!

Bein figure toi qu’avec un bacc en poche, une vraiment belle job (sur papier), une belle voiture 4X4, un salaire vraiment décent et des regards fières et respectables de mon entourage, j’étais malheureuse. Aucun sentiment d’avancement, de satisfaction professionnelle, de développement personnel, de gratification, de drive ou d’accomplissement. Zéro, nada, niette.

Pourtant, j’avais presque tout pour avoir la formule gagnante me semble! Je suis donc restée dans cette zone grise pendant un moment, pensant que ce malaise de vie allait finir par passer, me disant que j’étais “donc bien chialeuse” de pas apprécier tout ce que j’avais. Bien tu sais quoi, la zone grise est devenue noire pas mal rapidement et le malaise est devenu un malêtre. (Non, c’est pas normal de te réveiller à chaque matin, de ne pas vouloir te lever pour aller travailler, de rester dans la voiture parké devant ta job en appréhendant la journée et de compter les heures). Il a fallu que mon chum me dise de laisser ma job parce que j’avais pas l’air heureuse.

Bien sais-tu quoi? J’ai commencé à dire OUI aux possibilités qui apparaissaient dans ma vie. Donc quand on m’a proposé d’offrir plus de cours au studio ou j’enseignais déjà, j’ai dit oui. Et tu vois, ça, c’est ce qui me donnait le plus de bonheur dans ma journée. Ensuite, j’ai dit oui quand on m’a offert de suivre une autre formation de cours, ce qui m’a amené à faire partie de la première génération de Butisattva et de non seulement me découvrir encore plus comme femme, mais surtout de permettre aux autres femmes de venir se découvrir (et baisser leur gardes). Aussi, j’ai lâché ma job pour finalement dire “oui” à un emploi dans une boutique qui valorise énormément les valeurs humaines, le développement personnel, le bonheur au quotidien, le sport comme thérapie, la mentalité du yoga, l’implication communautaire et encore plus (Lululemon si tu te demandes haha).

Donc finalement, je travaille actuellement dans un Studio pour donner des cours de Pound et Buti, je travaille aussi dans une boutique de linge, j’ai un moindre salaire et surtout, j’ai un peu moins de regards plein de respect et de fierté à mon égard (because you know, c’est beaucoup moins glorieux d’un point de vue sociétaire ce que je viens d’écrire). Mais si je le décris autrement, voilà qui change la perspective.

En fait, je passe environ 8h par semaine dans un endroit ou je m’entraîne de la bonne façon et ou toutes les femmes s’y aiment et s’y découvrent (ça fait du bien), je me lève à chaque matin avec entrain car je vais travailler dans une entreprise ou on prône les valeurs qui me correspondent à 100% et où j’ai l’occasion de grandir et de faire grandir des personnes et, en ce moment même, je lance la plateforme “Les Enracinés” un projet qui me tient à coeur et qui permet de mettre de l’avant des collaborateurs, des artistes locaux, des endroits d’ici et surtout des valeurs environnementales. Donc non, je n’ai pas suivie pentoute la ligne directrice qui semble mener vers le bonheur dans la société; j’ai osé y déroger et aller découvrir les possibilités de la vie et me voilà, deux ans plus tard, plein de bonheur et de gratitude.

Alors si j’ai une observation à te dire, c’est qu’il n’y a pas de chemin tout tracé pour le bonheur et que souvent, notre conception de la vie n’est pas la même que ce que la société semble nous projeter (imposer). Et si jamais j’avais un conseil à te donner, ce serait celui d’ouvrir ta tête et ton coeur aux possibilités qui arrivent dans ta vie et de leur dire oui. On ne sait pas ou ça pourrait te mener ;)

Par Marie-Eve Delage

Marie-Eve Delage