Pourquoi le minimalisme te rend heureux

Ici, je ne souhaite pas m’inventer Guru du bonheur avec vous; pour cela, il faudrait que j’ai atteint le summum du bonheur selon une voie précise et gagnante.

Or, il n’y a pas de bonheur parfait ni de voie toute tracée pour y accéder, seulement beaucoup plus de “Vrai” et beaucoup moins de “Faux”.

Au bout du compte, le beaucoup plus de “vrai” te permet réellement de vivre authentiquement ton bonheur alors que le “Faux”, il change pas grand chose sur ton état émotionnel après un bout.

Ce que j’entends pas là ? Et bien, quand tu associe ton bonheur à ta future grande maison, à la voiture de te rêves, à ton linge, à tes souliers, à ton nouveau téléphone de l’année et à ton Mac (Bref, au matériel), tu te rends heureux l’instant d’un moment. Il y a en effet un enchaînement chimique d’hormones sécrétés dans notre corps qui fait en sorte que pour nous, Humain, l’acquisition de quelque chose nous apporte du bonheur.

Et vous me voyez venir, avec raison (héhé), ce bonheur est éphémère car en soit, ton nouvel objet ne t’as offert qu’une petite parcelle de l’émontion dans lequel tu voulais te sentir à la base. En fait, quand on y pense, ta grande maison, ta voiture, ton téléphone, ton ordi et tous tes acquisitions reflètent tous un désir d’une émotion que ce soit de bonheur, de gratification, de satisfaction d’importance ou de reconnaissance. Mais intrinsèquement, on s’entends tu pour dire que tous ces objets matériels ne te font pas sentir comme ça pour vrai? Ta voiture ne vas pas aller en balade avec toi sur le bord de la plage en pleine nuit regarder les étoiles et ton cellulaire ne partagera pas ton thrill de faire le tour du monde en back pack. Dans ces moments-là, avoir une voiture et un téléphone de l’année n’amène rien de plus. Ça, c’est le “Faux”. Le Faux est pas vraiment utile dans la vie quand tu es à la recherche de vrais “feelings”.

Le vrai, c’est tous ces moments où tu te sens vivre, tout simplement. Les fin de semaine au chalet, l’après-ski tout près du feu avec tes amis, les jeux du camp d’été, la hike qui t’as presque fait mourrir mais qui t’as permis d’avoir une vue à couper le souffle au sommet et un feeling de guerrière imbattable, la compagnie que tu start de zéro, le bijou que t’as fait toi-même pour ta mère, le premier french en dessous du Guy (gui, au choix haha), la première panne d’électricité aux chandelles, ton premier demi-marathon (…). Ça là là, aucun matériel ne pourras te faire sentir comme ça à long terme et aucun sourire ne te serait revenu sur les lèvres juste en repassant à ces souvenir dans ta tête. ;)

Donc c’est pas sorcier, mon bonheur à moi, il vient du “Vrai”. Et tu sais quoi, plus je coupe dans le “Faux”, plus j’ai de la place pour le “vrai”. Donc sans te sermonner sur la (sur)consommation, je t’encourage simplement à mettre tes lunettes anti-bullshit et à couper -et même te départir- du faux. Ne te laisse pas avoir, ce n'est pas en achetant des choses que tu vas te sentir comment tu veux te sentir, c’est en créant des opportunités, en disant oui à des amis, en faisant des choix, en travaillant, en étant curieux, en parlant à ceux qui ont besoin de compagnie, bref, en posant des actions. Tes actions vont te mener à ton “core desire feeling”, pas tes achats.

Le minimalisme, c’est pas juste pour être écolo, mais juste pour être simple et authentiquement heureux.

Par Marie-Eve Delage

Marie-Eve Delage