L'importance de la pollinisation dans nos villes

Jusqu’à pas si longtemps, j’avais compris plutôt largement que chaque insecte, oiseau, arbre, plante (la liste s’allonge) avait un rôle particulier à jouer sur la planète. J’ai fait la même bêtise qu’un peu tout le monde en arrêtant ma recherche de compréhension à ce niveau-là. c’est comme ça la vie.

Bon, pas vraiment un must dans notre communauté, je sais. Ça m’a pris un petit chum et son amie qui ont travaillé pour la compagnie Alvéole pour me transmettre la passion des pollinisateurs (des abeilles plus particulièrement ici). La compagnie Alvéole mérite à elle seule un article en soit. À Venir.

En gros, les pollinasteurs ont le rôle vraiment important “d’accoupler” les arbustes entre eux. En effet, une très grande partie d’essence forestière dépendent de la pollinisation croisée des abeilles, parmi elles, des rosacées telles que l'alisier, l'aubépine, l'églantier, le merisier, ou le sorbier, des éricacées comme la myrtille ou la bruyère, des lamiacées, ainsi que des herbacées parmi lesquelles on compte les sauges, les vipérines et les orchidées. Aussi, la faune connexe contribue également au développement de l'entomofaune en général, des pollinisateurs secondaires (guêpes, diptères, papillons, et, dans une moindre mesure, fourmis et coléoptères) et de toute une faune annexe.

Bon, tu n’es peut-être pas un amateur d’arbustes et de plantes, mais si je te dis que de ces plantes découlent d’autres plantes, des fruits et légumes, que les oiseaux, les rongeurs, reptiles et autres petits mammifères en dépendent pour vivre, me suis-tu un peu plus?

Maintenant qu’on comprend ce rôle primordial, je te ramènes à la réalité en t’affirmant que les abeilles sont en voit d’instinction. Et oui, en fait c’est pas trop sorcier à comprendre, nous sommes dans une société de consommation accrue de nourriture en grande quantité et où les pesticides sont utilisés à tour de bras pour assurer la survie de l’importante masse de nourriture que nous consommons. De plus, pour répondre à nos demandes grandissantes de nourriture, plusieurs secteurs utilisent la monoculture comme technique agricole, ce qui ne donne pas de chances à aucun insecte (comme nos chères abeilles ici). Les abeilles n’ont donc plus leurs places dans les champs et cultures, même si leur présence y serait la bienvenu. Aussi, nos villes sont de moins en moins vertes et de plus en plus nombreuses, ce qui élimine grandement l’espace où les abeilles peuvent butiner.

Que leur reste-t-il comme endroit ? Les zones de forêts protégés ? Oui, mais c’est pas assez et souvent, ce n’est pas le cas. Effectivement, les plans de conservations des forêts ne prévoient pas une close pour les pollinisateurs. La pérennité de la collaboration fleurs-insectes est fragile et sa disparition aurait une incidence certaine sur l'environnement y compris humain. Il ne sert pas à grand-chose de définir une politique d'espaces protégés si nous ne redéfinissons pas nos modèles de développement urbains et agricoles.

Donc voilà, si tu as un jardin dans ta cours ou même seulement quelques fleurs en pot l’été, tu fais déjà un peu ta part pour l’environnement ! Je te félicite. Maintenant, si tu veux t’impliquer davantage dans cette cause, je t’invites à consulter le billet de notre collaboratrice Catherine Kotiuga sur ce blogue ou de te renseigner sur la compagnie Alvéole, qui oeuvre dans le but d’avoir des ruches urbaines.

Par Marie-Eve Delage

P.S. Les abeilles ne sont pas de guêpes. Elles ne vont pas te piquer si tu ne menaces pas la ruche.

Marie-Eve Delage